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samedi 7 novembre 2009

3 jours à la Dominique, suite...



La Dominique est une île volcanique qui fut découverte un dimanche (d'où son nom actuel), le 3 novembre 1493, par Christophe Colomb. Au XVIIIème siècle la France et l'Angleterre se sont disputé sa possession. Ancienne colonie britannique, elle acquiert son indépendance le 3 novembre 1978. Elle est membre du Commonwealth. On y parle l'anglais et un créole à base lexicale française qui se rapproche du créole martiniquais (cela s'expliquerait par l'immigration plus que par la brève occupation française). Plus petite et moins peuplée que la Guadeloupe et la Martinique, elle se trouve à peu près à mi-distance entre les deux. La culture de la banane était l'une des principales ressources de l'île mais elle a souffert des catastrophes climatiques et des crises du marché. Actuellement la Dominique est en train de diversifier sa production agricole et développe son tourisme, en particulier l'écotourisme.




Nous avions projeté d'y passer 3 ou 4 nuits pour avoir le temps de visiter plusieurs sites et faire plusieurs marches. Le plan était de réserver une chambre dans un lieu sympa et de louer une 4x4 pour pouvoir être autonomes dans nos déplacements. On nous avait conseillé plusieurs adresses "d'écolodges" comme cela se fait beaucoup à la Dominique (Cocoa cottages dans la forêt de la vallée de Roseau ou Calibishie lodges au nord sur la côte atlantique ). Pour finir, nous n'avons pu partir que pour 2 nuits , notre timing étant plus serré que prévu. De plus, nous nous sommes rendu compte au dernier moment que le bateau ne fait pas le trajet vers la Dominique tous les jours. A cause de ces diverses contraintes, nous avons opté pour une formule dite "all inclusive" qui comprenait la pension complète, un choix d'excursions avec guide et le paiement des taxes (ces 2 éléments pratiquement obligatoires pour les randonnées ), les déplacements et, luxe suprême, des séances de spa (massages prodigués par des mains expertes).
Cet écolodge situé sur la côte atlantique se gagne après plus d'une heure de trajet sur une petite route sinueuse aux dénivelés et aux points de vue saisissants.
Nous logions dans un bungalow tout en bois haut perché dans une forêt de gommiers et qu'il fallait atteindre par une série d'escaliers creusés à flanc de coteau. La vue superbe permet de voir l'océan à travers les arbres et l'on entend le bruit régulier et apaisant du ressac sur les galets du rivage en contre-bas. Une légère odeur de bois d'Inde (1) imprègne les murs, la douche de bambou semi-extérieure se prend dans la nature, bref au menu c'est "luxe, calme et volupté"... Peu de monde, seuls quelques jeunes couples pour la plupart américains (catégorie "honeymoon") nous ont accompagnés durant les excursions.

Ce furent 3 jours de coupure très agréables. La Dominique nous est apparue comme encore plus "nature" que la Guadeloupe. On dit qu'elle compte 365 rivières ! Les paysages montagneux que nous y avons vus (nous sommes restés essentiellement dans la partie sud) ressemblent à ceux de la Basse-Terre près de Saint-Claude ou Matouba mais sont plus sauvages avec des petites routes rares et pentues, un habitat peu dense. Les petits débits de boissons-épiceries sont légions avec leurs habitués assis devant de façon immuable (il semblerait que les mêmes, aperçus le matin, étaient toujours là le soir). Tous les groupes d'enfants rencontrés ne manquaient pas de nous faire signe avec force salutations. Peu de voitures croisées mais beaucoup d'habitants se déplaçant à pied. Le linge est étendu parfois le long de la route entre 2 piquets. Les maisons sont modestes et celles qui sont plus coquettes possèdent souvent des balustres blanches autour de leurs balcons. L'impression générale est celle d'un pays plus pauvre, en particulier quand on traverse les petites rues encombrées de la capitale Roseau, et à la nature préservée. Du pays, nous n'en avons eu qu'un petit aperçu... de quoi avoir envie d'y retourner.


Le 1er jour nous avons suivi avec un guide local le sentier de Glasse au bord de l'Atlantique jusqu'à des sortes de marmites naturelles creusées dans la roche volcanique et remplies d'eau de mer grâce aux marées. Ce fut une petite marche avant celle du lendemain : 6 heures aller-retour pour voir le célèbre "Boiling Lake" dans le parc national du Morne Trois Pitons. C'est une magnifique marche très variée. Le sentier passe d'abord par la forêt primaire, puis il épouse les épaulements des mornes (montées et descentes d'escaliers éprouvants à la longue pour les mollets), il traverse la "Valley of Desolation" aux rivières aux eaux laiteuses et chaudes et aux nombreuses fumerolles. le spectacle du lac bouillonnant, installé dans un ancien cratère d'explosion, est impressionnant. Les bulles et la fumée correspondent en fait aux émanations des gaz volcaniques qui s'échappent. La température de l'eau avoisine les 100 degrés. Plus d'informations à ce sujet ici et voir vidéo ci-dessous.



Le troisième jour, nos mollets étant encore un peu raides (ou carrément tétanisés, dixit Do), nous avons renoncé à aller voir la belle chute de Sari Sari et après une séance de yoga le matin, nous sommes allés sur le petit sentier de randonnée Zom Zom, en dérangeant quelques iguanes, et nous avons pu admirer la côte escarpée du littoral avec, à l'horizon, la présence des montagnes de la Martinique.



Ensuite un peu de farniente puis retour en Guadeloupe en fin de journée par le bateau de 20 h après une traversée épique de la capitale Roseau dont les rues étaient envahies le vendredi soir par une multitude de petits étals.

(1) Le bois d'Inde : c'est encore à cause de Christophe Colomb que cet arbuste antillais aux nombreuses vertus médicinales s'appelle ainsi !




La marmite...


dimanche 30 août 2009

La Désirade







Mon île au loin ma Désirade




Hier nous avons découvert la Désirade, cette île que l'on aperçoit depuis la pointe des Châteaux en suivant du regard une vedette qui s'y dirige ou qui en vient tout en secouant sa cargaison de voyageurs. On se dit que, oh, ça doit remuer ! La traversée dure 45 mn et on est content d'arriver. Christophe Colomb, heureux de la trouver lors de sa deuxième expédition alors qu'elle était la première terre en vue après un long voyage depuis les Canaries, l'a nommée "Desirada".





L'île qui est souvent comparée à une barque renversée fait aussi penser, vue de loin, à un crocodile dont la tête pointerait vers la Grande-Terre. Elle mesure 2 km sur sa largeur et elle est traversée sur sa longueur par une unique route de 10 km qui relie les agglomérations installées le long de la côte sud bordée de plages. Le côté nord , formé d'un plateau escarpé et sec, battu des vents, plonge dans le Pacifique de façon abrupte. Il n'est pas habité mais surmonté à présent de 51 éoliennes qui fournissent l'électricité à l'île qui en exporte aussi à la Guadeloupe. On monte sur le plateau en 4-4 et on peut y faire des randonnées tôt le matin pour éviter la chaleur.

Isolée, l'île a servi dans le passé de lieu de relégation : une léproserie y fut installée au XVIIIème siècle jusqu'en 1956 et on y envoyait les "indésirables", mauvais sujets de Grande-Terre et rejetons perturbateurs de familles nobles de métropole.
L'île a été dévastée par le cyclone Hugo en 1989 et cela reste bien présent dans les mémoires. L'usine de dessalement d'eau de mer qui avait été entièrement détruite a été remplacée par une canalisation venant de la Guadeloupe ce qui a abaissé son prix. Il existe cependant 5 sources phréatiques et les habitants ont gardé leur citerne.
La Désirade vit principalement de la pêche, de l'élevage de cabris et du tourisme qui commence à se développer.


Le phare de la pointe est qui a remplacé l'ancien phare métallique et qui est surnommé "la bougie"

On vit là-bas à un autre rythme. Max, le chauffeur du taxi collectif que nous avions pris, a commencé par s'esclaffer en me voyant mettre ma ceinture de sécurité. Ici les rares voitures suivent doucement leur chemin, s'arrêtant pour saluer chaque connaissance rencontrée (les 1600 habitants se connaissent tous).
L'île est très en avance sur la Guadeloupe pour le tri sélectif et l'on remarque de loin en loin le long de la route des collecteurs de bouteilles en plastique faits avec des filets de pêches recyclés. Max nous a fait remarquer que les abris bus recouverts de fresques faites par les scolaires n'ont aucun tag. Le collège , récemment reconstruit, a une centaine d' élèves et une vue imprenable. Un peu loin cependant surtout quand on y complète son service comme c'est arrivé à un jeune professeur de sciences physiques que nous connaissons...
L'endroit est calme, sans hordes de touristes et l'on peut y savourer pleinement le moment présent, ce que nous n'avons pas manqué de faire à l'ombre d'un carbet de la plage de Petite Rivière en attendant de déguster la pêche du jour chez Nounoune.





jeudi 2 juillet 2009

Le saut d'eau du Matouba


Mon blog tourne au ralenti actuellement : la faute au bac de français, mais, ouf ! c'est fini et mes élèves semblent avoir bien réussi leur oral... , la concurrence avec mon blog de marche et beaucoup d'autres occupations encore en cette période de départs, fêtes, manifestations variées...
Après notre retour nous avons donc repris nos bonnes habitudes et nous avons poursuivi pendant les week-ends nos visites de la Guadeloupe.

Une de nos sorties fut le saut d'eau de Matouba. Dans cette contrée aux belles eaux, la terminologie revêt des nuances : "saut", "chute", généralement quand l'eau tombe de plus haut, "coulisse" quand la rivière s'est creusé un chemin dans la pierre

Quant à "matouba", c'est un mot d'origine caraïbe qui signifie "lieu où foisonnent fleurs et oiseaux"(on peut admirer la concision de la langue caraïbe... ). Matouba est un village appartenant à la commune de Saint-Claude. Il possède une source produisant l'une des eaux commercialisées de l'île.

Matouba est connu pour avoir été le lieu d'un haut-fait de la lutte contre l'esclavagisme. Le 28 mai 1802, le commandant Delgrès qui résistait aux troupes consulaires envoyées par Bonaparte pour rétablir l'esclavage, s'était retranché sur l'habitation d'Anglemont et avait choisi de se faire sauter avec 3oo de ses compagnons plutôt que de se rendre.

Au-dessus de Matouba se trouve l'habitation La Joséphine où Saint-John Perse passait ses vacances dans sa jeunesse. La maison, détruite en août 1964 lors du passage du cyclone Cléo, a été reconstruite. Elle ne se visite pas habituellement mais on peut la louer... Nous avons tenté de l'apercevoir à travers son portail en nous dirigeant vers le début de la marche situé tout près.
Pour gagner le saut, on descend par un charmant petit sentier bordé d'impatiens rouges, roses et orange qui fleurissent dans ces lieux avec exubérance. On arrive après 2o mn de descente à la rivière Saint-Louis dont il faut remonter le lit quelques mètres . La cascade ne se voit qu'au dernier moment, dans son écrin de roche aux reflets métalliques et à l'allure de grotte et elle se jette dans un bassin réputé dangereux car un tourbillon peut aspirer les baigneurs imprudents. Cet endroit frais est plein de charme et nous n'y avons croisé le dimanche matin qu'un couple de promeneurs qui nous ont offert des tranches d'un ananas à déguster au bord de l'eau... une fameuse idée !



dimanche 3 mai 2009

Les chutes de Moreau



Vendredi 1er mai : Tandis que d'autres allaient défiler avec Besancenot qui avait fait le voyage à cette occasion, nous avions à notre programme les fameuses chutes Moreau, tant attendues... En effet, cette marche ne peut se faire que dans de bonnes conditions climatiques car elle comporte des traversées de rivière dont les eaux peuvent soudainement monter en cas de fortes pluies. Le lundi de Pâques, un groupe s'était ainsi fait piéger et avait dû être récupéré par hélicoptère. Nous avions plusieurs fois renoncé à faire cette marche et le matin-même nous avons regardé le ciel avec inquiétude. Les montagnes se sont dégagées et nous avons pris la direction de Goyave pour gagner la route forestière de Moreau, refaite récemment jusqu'au départ de la randonnée.
Il faut compter en tout 5 heures de marche avec environ 8 traversées de rivière. Le long du sentier, les pieds s'enfoncent souvent dans la boue et s'en arrachent avec un bruit de succion. Ils doivent aussi éviter les racines partout présentes. Les cannes de marche aident bien à ne pas trop glisser. Tout autour c'est la forêt humide, magnifique. Dans quelques passages délicats la présence d'escaliers métalliques neufs semblait incongrue mais s'est avérée fort utile. Et puis, au bout du chemin, le grondement s'intensifie, on distingue à travers les feuillages un impressionnant mur d'eau ... les chutes enfin dans toute leur majesté !











Après un bain dans l'eau fraîche pour les plus courageux et un arrêt pique-nique au pied de la chute, nous avons repris le chemin du retour. Vers la fin (heureusement !) de notre parcours la pluie tropicale s'est mise à tomber dru, remplissant avec rapidité (avidité) les creux du sentier et les lits des rivières. Les quelques groupes de marcheurs que nous avions rencontrés avaient eux aussi terminé leur randonnée et la forêt a été rendue à elle-même.





La vidéo bouge (!) mais vous montrera mieux qu'une photo quelle impression on peut avoir en arrivant à la chute.

Addendum : Pour répondre à une question qui m'a été posée, les chutes Moreau sont en fait au nombre de 4. Au niveau de la 1ère traversée de rivière, on a à droite le début de la ravine Mangle, à gauche la ravine Racoon. Nous avons essayé d'aller voir les sauts de la rivière Mangle mais nous n'avons pas trouvé le sentier. Nous avons donc suivi la trace récemment refaite qui mène jusqu'à la plus grande des chutes de la ravine Racoon (environ 100 m de hauteur). Il existe 2 autres chutes juste au-dessous et on en distingue une sur la droite depuis le chemin.
Vous pouvez aller voir la cascade de la ravine Mangle sur ti.racoon



mercredi 29 avril 2009

Le jardin de Beauvallon


Samedi dernier, visite d'un jardin en Basse-Terre ouvert depuis peu au public. Le jardin de Beauvallon est situé près de Montbazin et mérite bien son nom. Un vallonnement agréable, des espèces variées, quelques perroquets en liberté perchés dans les grands arbres. Grâce à l'association "Vieilles maisons de Guadeloupe", nous avons pu le visiter en compagnie de son propriétaire qui l'a fait revivre et qui en parle avec passion. Ce jardin est organisé autour de l'ancienne habitation Montbazin, une maison créole datant de 1840.




















De nombreuses variétés de palmiers dont une espèce endémique qui se prend pour un oursin.



Les manguiers sont des arbres majestueux. On peut flâner à l'ombre de celui-ci ou grimper dans la cabane de robinson aménagée dans ses branches d'où l'on a une double vue : la mer des Caraïbes au sud-ouest et la campagne et les contreforts de la Soufrière au nord-est. On peut aussi ramasser les mangues tombées...

Plus de photos ici.



lundi 13 avril 2009

Crabes de Pâques




Pâques, en Guadeloupe, c'est un long week-end (le vendredi est férié). En dehors de la dimension religieuse, la tradition c'est "tous à la plage", en famille, tentes dressées, souvent depuis le début de la Semaine Sainte, pour réserver son emplacement.

Nous sommes en fin de saison sèche ("carême") mais ce week-end fut assez pluvieux. Dans la forêt xérophile (sèche) du littoral, les feuilles des arbres à feuillage caduc tapissent le sol ce qui donne une petite impression d'automne (cependant les feuilles tombées sont vite remplacées par des nouvelles).  
Dimanche, nous avons marché dans la région de Petit-Canal à travers les haies de champs de cannes qui attendent désespérément d'être coupées. (Après le blocage de la filière, c'est le problème de pénurie en électricité qui empêche le démarrage de la sucrerie Gardel). La récolte commence en temps normal vers février et dure 3 à 4 mois avant le retour de la saison des pluies. 
Des vaches, sur notre chemin, croquaient les cannes sans vergogne. A l'horizon se profilaient des  moulins en ruine, envahis par les figuiers maudits. Le sentier de Beautiran traverse ensuite la mangrove pour aller jusqu'à l'ancien port d'expédition de sucre et de rhum. Des vestiges de treuils et palans avec leurs poulies se dressent encore devant le grand Cul-de-Sac Marin.

Après Beautiran, direction Morne-à-l'Eau où la fête du crabe bat son plein.




Pluie et soleil à Morne-à-l'Eau



Au repas de Pâques, les crabes (de mangrove) sont 
traditionnellement à l'honneur. C'est la saison où les crabes sortent de leur abri. Autrefois c'était un met peu onéreux  : chacun pouvait aller l'attraper à l'aide de pièges. En cette période on voit souvent le long des routes des petits vendeurs proposer, le bras tendu, des crabes attachés en bouquet. Aujourd'hui il existe aussi des élevages comme celui de "la Maison du Crabe". On cuisine ces arthropodes de différentes façons : en calalou avec des feuilles de madère, en matété mélangé avec le riz et les épices ou accompagnés de dombrés, petites boulettes faites avec de la farine. 
 Nous avons goûté à tout en allant manger sur la plage de Saint-Louis ce que nous avions acheté sur la place de Morne-à-l'Eau dédiée ce jour-là à la fête du crabe. Voici comment sans canaris (ou "kanari" = marmites) ni tentes nous n'avons pas tout à fait dérogé à la tradition guadeloupéenne.




P.-S.   Je m'aperçois que les photos ne s'agrandissent pas (sauf la 1ère) lorsque l'on clique dessus. Pourquoi ? Mystère que je n'ai pas encore réussi à élucider.
Je mets en lien ici un diaporama avec davantage de photos.


dimanche 7 décembre 2008

Le saut de la Lézarde


Le saut de la Lézarde. L'échelle est donnée par le jeune homme qui grimpe à gauche.




Pourquoi n'étions-nous pas encore allés au saut de la Lézarde ? Sans doute parce que c'est une marche assez courte : 1 heure aller-retour et aussi parce que nous avions entendu dire qu'elle avait été fermée.
Mais nous avions eu tort !


Chaussures en caoutchouc devant le café-restaurant pour promeneurs mal chaussés





Et bien, cette lacune est réparée depuis aujourd'hui !

Après une descente un peu raide et effectivement glissante par endroits dans une belle végétation, on arrive à la cascade haute de 10 mètres et à un large bassin enchâssé dans la verdure luxuriante de la forêt tropicale. Tout autour, des petites douches naturelles coulent le long des parois de la falaise.


(Cliquer pour agrandir)






Le jeune grimpeur nous a conduits au-dessus de la chute.



Il s'apprête à sauter. On aperçoit le sommet de sa tête au premier plan. Nous ne l'avons pas suivi...



lundi 10 novembre 2008

Sur les traces de La Lise

C'était samedi dernier :
D'abord, la petite route ne menait nulle part.


Puis il a fallu passer un gué.


Derrière la maison rouge, le ciel était menaçant.



Sous les bananiers, une bâtisse rescapée.




Les murs sont recouverts d'essentes.



Le boucan à tiroirs pour le séchage du café et l'alambic du" capitaine Nemo"




Ce ne sont pas des pendules... alors quoi ?



C'était samedi dernier, à l'Habitation La Lise, près de Bouillante, au lieu-dit Pigeon . Cette habitation fut construite en 1671 par la famille Lousteau qui a donné son nom à la rivière . Il s'y développa une sucrerie au XVIII ème siècle. Elle fut transformée comme souvent en Guadeloupe en distillerie à la fin du XIXème siècle et l'activité se diversifia avec celle du café.
Cette distillerie artisanale fut la dernière à cesser de fonctionner en 1971. Elle a été classée monument historique depuis 1993 et se visite lors des journées du patrimoine, ou exceptionnellement sur demande à ses propriétaires. On peut y voir le moulin et sa roue à eau et un aqueduc qui devrait être remis en eau après travaux, la vinaigrerie, la bonifierie, le boucan et la manioquerie.
Tous ces bâtiments en bois surmontés de tôle rouillée qui ont été plus ou moins dégagés de la végétation forment un ensemble important et attendent d'être restaurés.
Plus loin, trois bassins remplis d'une eau à 31 degrés par des micro-fissures souterraines servaient autrefois de bains.