mercredi 7 mai 2008

Karukéra

Karukéra : "l'île aux belles eaux"
C'est le nom que les Caraïbes avaient donné à la Guadeloupe.

Et en Guadeloupe, de la belle eau, il y en a... et pas seulement celle de la mer mais aussi celle de très nombreuses rivières et cascades.





Valombreuse



La première chute du Carbet




Sous la chute



Et qui est sous la douche ?

lundi 21 avril 2008

Le Souffleur



Le lagon de la Porte d'Enfer


Et bien voilà, nos visiteurs actuels, les Douarnenistes plongeurs, expérimentent avec entrain nos propositions et plus encore ...

Dès le lendemain de leur arrivée nous sommes allés du lagon de la Porte d'Enfer à la Pointe du Souffleur. On arrive tout d'abord à un lagon étroit puis un chemin côtier suit la falaise jusqu'au Trou Madame Coco : la légende dit que cette dame au destin malheureux hanterait le lieu avec son ombrelle mais nous ne l'avons pas aperçue...
On arrive au Souffleur après une marche au milieu d'un paysage somptueux de ciel, de mer et de falaises. Une particularité du littoral est à l'origine du phénomène du "souffleur". L'eau s'engouffre sous l'effet de la houle atlantique dans une cavité terminée par une petite ouverture et met sous pression l'air présent dans celle-ci. On entend alors un bruit de souffle puissant, (on dirait vraiment une baleine, dixit Béné), lorsque l'air s'échappe par la faille alors qu'un geyser d'eau de plusieurs mètres jaillit de la roche. Un magnifique spectacle !



Les falaises vues de la Pointe de la Grande Vigie
et ci-dessous une vidéo du Souffleur



lundi 14 avril 2008

Nos visiteurs... et leurs visites


Depuis mi-mars nos visiteurs se succèdent pour leurs vacances ou même un petit prolongement d'une mission professionnelle avec un crochet par chez nous. Après nos Bruxellois, Marielle, Jean-Rémy, Laure et Mathilde, ce furent Nicolas et Marie-Esther et la visite de François. Nous attendons les Douarnenistes, Bénédicte et Michel, avec leur matériel de plongée, pour jeudi prochain et après eux viendront Pierre, Chantal et Christine.

Qu'ont-ils fait ici ou que vont-ils faire ?

Pour tous, boire des ti-punchs (Nicolas a voulu devenir un expert en la matière... ), goûter à une eau invitant à la baignade même pour les plus récalcitrants (n'est-ce pas François ?), être obligé de nous suivre dans un cours d'initiation à la salsa, le samedi soir au café L'Amazone, (n'est-ce pas tout le monde ?) et puis des balades toutes plus belles les unes que les autres... le dilemme est de faire des choix.

Alors voici quelques-uns de nos choix :

Grande-Terre :

- La pointe des Châteaux, sauvage et battue des vents (y a qu'à voir, on se dirait en Bretagne !)
- Le lagon de la Porte d'Enfer (un bel endroit calme pour se baigner) et de là, le sentier menant au Trou Madame Coco et à La pointe du Souffleur.
- La pointe de La Grande-Vigie pour ses falaises impressionnantes.
- La très belle plage du Souffleur (encore un souffleur mais ce n'est pas le même) à Port-Louis avec au bout son cimetière marin aux tombes ornées de lambis et son sentier aménagé dans la mangrove.
- Le cimetière en damiers noirs et blancs de Morne-à-l'Eau
- Les plages familiales de Sainte-Anne, celle de Bois-Jolan en direction de Saint-François
- La plage bien abritée de La Caravelle (Club-Med) avant Sainte-Anne
- Les plages plus sauvages de Saint-Félix et de Petit-Havre
- La sucrerie Gardel près du Moule : on apprend tout sur la fabrication du sucre de canne.
- Le musée archéologique Edgar-Clerc : sur le peuplement précolombien de la Guadeloupe par les Arawaks et les Caraïbes.

Basse-Terre :

- Les chutes du Carbet et en particulier la première chute (115 m de haut)
- La Soufrière (quand elle veut bien se découvrir)
- La caféière Beauséjour sur les hauteurs d'Acomat pour sa vue inoubliable sur la mer Caraïbe et sa maison de maître restaurée aux beaux meubles anciens
- La Grivelière, autre caféière (voir message du 6 avril )
- Les bains chauds près de Bouillante pour des sensations inédites
- La plage de Grande Anse près de Deshaies et celles plus petites de La Perle au nord et de Leroux au sud (à la pointe Ferry)
- Les îlets et la mangrove en kayak à partir du port de Morne-Rouge à Sainte-Rose (testé et approuvé par Nicolas et Marie-Esther avec Rando-Passion)
- Le parc des Mamelles et son pont suspendu dans la canopée
- La visite d'une plantation de bananiers comme celle de Grand-Café à Belair près de Capesterre
- Les nombreuses "traces" à travers le Parc national et les sentiers de la forêt tropicale

... et encore :

- Un baptême de plongée au milieu des coraux et des poissons aux couleurs éclatantes si vous êtes novice ou de belles plongées (elles ne manquent pas) si vous êtes déjà plongeur
- Une excursion dans les Iles des Saintes
-
La visite d'une distillerie

... et je ne parle pas ici des nombreux petits
"lolos" et petits restos qui peuvent faire l'objet d'un post en soi !


samedi 12 avril 2008

Kassav




"Kassav", ce n'est pas un groupe de zouk, c'est le nom de ce que nous avons eu à dîner, hier soir, chez Germaine. Nous nous sommes retrouvés avec des amis (c'était aussi le dernier soir de Nicolas et Marie-Esther, snif !), devant les grandes tables couvertes de toiles cirées madras de la Kassaverie et nous avons observé la fabrication de ces petites crêpes de manioc façonnées par les mains expertes des cuisinières au-dessus des grandes plaques rondes que chauffait un feu rougeoyant. Dans la demi-pénombre, avec la fumée, cela prenait des allures de rites mystérieux que sont venues conclure les explications de Germaine après la dégustation collective.



dimanche 6 avril 2008

La fête du cacao à La Grivelière


Dimanche 30 mars, c'était la fête du cacao à La Grivelière. Nous y sommes allés avec Nicolas et Marie-Esther arrivés la veille, qui ont ainsi inauguré leur séjour de belle et gourmande façon. La Grivelière est une plantation caféière datant du XVIIIème et XIXème siècle (on y trouve aussi des cacaoyers) qui a été restaurée et remise en activité. Construite sur le site d'un ancien monastère qui s'y trouvait au XVIIème siècle, elle est perchée au bout de la vallée de Grande Rivière à Basse Terre près de la ville de Vieux-Habitants. On y arrive après avoir suivi une longue route étroite et sinueuse avec des virages-raides-à-se-faire-peur et la vue est splendide !


Cabosses du cacaoyer


Ce qu'il y a dans les cabosses


Les fèves de cacao séchées



mercredi 26 mars 2008

Pâques en Guadeloupe

Que se passe-t-il actuellement en Guadeloupe ?

Et bien de multiples évènements !

- La récolte de la canne à sucre bat son plein. Elle est récoltée quand elle a entre 10 et 12 mois à partir du carême, c'est-à-dire de la saison sèche (pas si sèche que cela cette année!), parce qu'elle est plus riche en sucre à ce moment-là. On croise de nombreux camions débordants de cannes coupées et l'air est chargé de leur odeur douçâtre.


- La fête de Pâques après celle du carnaval est un grand moment de festivités. Ici les enfants sont en congés car le calendrier scolaire suit les fêtes religieuses : donc vacances de Pâques et non de printemps.

Traditionnellement, les familles se réunissent pour Pâques à la plage ou au bord d'une rivière. Quelques jours avant Pâques, les tentes s'installent sur les plages pour réserver leur endroit avec tout le confort voulu : tables, fauteuils, hamacs, marmites, réchauds, musique, groupes électrogènes...

Plage de Petit Havre, le mercredi 19 mars


Le plat traditionnel pour cette fête est le crabe préparé en matété (en Martinique, on dit "matoutou"), c'est-à-dire cuit à l'étouffée avec jus de citron, laurier, poivre, sel sans oublier le piment et accompagné de riz ou encore de calalou (soupe de feuilles de madère parfumées avec des queues de porc).
Les crabes de terre se vendent par paquets ficelés et grouillants (on trouve des vendeurs le long des routes) et la préparation est longue. On les fait dégorger et manger des légumes, des herbes, du piment pour leur donner bon goût , quelques semaines avant de les consommer.



- Le week-end pascal passé avec les Bruxellois fut bien rempli : le samedi sportif avec catamaran à Goyave pour Do et moi-même pendant que Laure et Mathilde faisaient de la planche à voile et pour continuer nos efforts, cours de salsa pour tous au café L'Amazone à Gosier. Le dimanche, fête du crabe à Morne-à-l'Eau avec "course à crabes", concours de mangeurs de crabes à "gro sel é byen pimanté", des attacheur(se)s de crabes, des cuisinières de crabes, du plus gros crabe et même le concours "O PI KE " : qui résistera 5 mn à la morsure du crabe ?
Nous n'avons pas assisté à tous ces concours certainement très instructifs car nous avons descendu en canot le canal des Rotours jusqu'à la mer à travers la mangrove après un moment d'émotion : le ponton d'embarquement alourdi par les personnes présentes s'est effondré à moitié sous nos pieds !
Ensuite nous avons respecté la tradition antillaise en allant déguster nos plats de crabes achetés aux stands de Morne-à-l'Eau, sur la belle plage de Port-Louis.


- La tempête : et oui les Douarneneziens, non, Douarnenistes (merci pour la  correction )... nous avons eu nous aussi de très grosses vagues dues à une forte houle sur les côtes nord, générée par une tempête extra-tropicale. Pas de chance pour les campeurs de Pâques : à partir de mercredi nous étions en alerte rouge et dans la nuit du jeudi les vagues dépassaient 7 mètres à certains endroits. La commune du Moule a été la plus touchée avec d'importants dégâts matériels : bitume arraché, maisons inondées, barques emportées dans les rues.


La Pointe des Châte
aux vendredi après-midi. La houle avait décru mais il y avait encore de belles vagues.


(P.-S. Les journalistes de Rue 89 ne sont pas les seuls à avoir un carrelage un peu ringard...)

mercredi 12 mars 2008

Jil Aigrot et Edith Piaf

Coucou ! Me revoilà...

Le ti séjour en métropole a passé vraiment très vite. Je n'ai pas pu revoir tout le monde... ce sera pour la prochaine fois, au mois de juin.

Ici aussi le temps file avec moult occupations. Hier soir, je suis allée écouter Jil Aigrot chanter Edith Piaf au Centre des Arts de Pointe-à-Pitre avec ma voisine (Do est actuellement en Martinique). Toutes deux ne sommes pas spécialement des fans de Piaf mais toutes deux avons été bluffées. Dans le film La Môme, (que je n'ai pas encore vu), Jil Aigrot, une chanteuse cannoise a prêté sa voix à une partie des chansons de Piaf : pour les scènes où Piaf était jeune car les enregistrements d'époque n'existent pas, pour d'autres qui sont de trop mauvaise qualité pour être sur la bande originale du film, pour les scènes où l'on voit le travail de répétition de Piaf. Les autres chansons ont été remastérisées (par exemple pour "La vie en rose", c'est la voix de Piaf).
Jil Aigrot a une très belle voix et le mimétisme avec Edith Piaf est troublant. Elle parle avec simplicité et sincérité à son public à qui elle fait partager sa passion. Hier soir les spectateurs pointois (et oui, c'est comme ça qu'on dit), l'ont ovationnée debout et nous en étions.
Elle nous a chanté de très belles chansons choisies dans le vaste répertoire de Piaf : "L'accordéoniste", "Les amants d'un jour", L'hymne à l'Amour", "Non je ne regrette rien", pour en citer quelques-unes.
Jil Aigrot ne semble pas avoir eu la place qu'elle mérite dans la promotion et dans les récompenses du film La Môme car peu de gens la connaissent et savent que la voix de Piaf c'est elle aussi.